"Pour vivre normalement, il faut sacrifier la nourriture saine."

Juliette Chapelier est présidente de L'UNEF Lorraine (Union Nationale des Étudiants de France). Le syndicat a fait de la lutte contre la précarité étudiante son fer de lance.

 

Comment se manifeste la précarité étudiante ?

Vingt-cinq pour-cent des étudiants sont boursiers ou boursières. Même avec cette bourse on ne peut pas vivre normalement. C'est compliqué pour la nourriture. La santé est aussi un problème.Des études montrent que des étudiants évitent de se soigner pour ne pas avancer les frais car ils sont trop importants. On note aussi des problèmes de logement. Pour vivre normalement il faut travailler,faire un crédit, sacrifier la nourriture saine ou les loisirs.

Que faites-vous pour agir contre la précarité ?

Des militants de l'UNEF sont formés pour aider les étudiants. Leur numéros sont donnés lors de la pré-rentrée. Il s'agit d'aiguiller ceux qui arrivent à la fac et qui n'ont pas de logements. On les dirige vers les aides urgentes du CROUS. On essaye aussi de travailler avec d'autres associations. Il y a deux ans on a réussi à faire augmenter le nombre de boursiers de 130 000 personnes en France. L'UNEF fonctionne sur des campagnes locales et nationales.

Comment évolue le nombre d'étudiants précaires ?

Il y a deux constats. Le premier c'est que le coût de la vie étudiante augmente surtout au niveau du logement. En France c'est une grosse augmentation dans de nombreuses villes comme Nancy et Metz. Le prix des transports est aussi en hausse. Le deuxième constat c'est que de plus en plus d'étudiants entrent a l'université qui elle, a de moins en moins de moyens. Le budget de l’État baisse chaque année. Du coup de plus en plus d'étudiants sont dans la précarité.

Maya Diab

Author: MAYA.D

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