MÉDIAS À LA LOUPE

Radio Londres : une arme pour la liberté

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Radio Londres : une arme pour la liberté

Le 18 juin 1940, depuis l’Angleterre, De Gaulle appelle les français au combat. Peu entendu, son discours s’est pourtant imposé comme un acte fondateur. De 1940 à la fin de la seconde Guerre Mondiale, dans une France déchirée en deux, une véritable guerre des ondes va se jouer. D’un côté, les radios officielles soutenant le régime d’Hitler. De l’autre, les hommes de Radio Londres. Pendant quatre ans, les français vivent au son des différentes radios, devenues bien plus qu’un moyen de communication : l’arme pour la libération du pays.

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Le Prix Bayeux-Calvados, un hommage à la liberté et à la démocratie

Publié by on 21:36 in Les journalismes, Médias, Médias à la loupe, Tout et rien | 0 comments

Le Prix Bayeux-Calvados, un hommage à la liberté et à la démocratie

Le week-end du 9 au 11 octobre, la licence pro journalisme et médias locaux étaient à Bayeux. En direct sur notre compte Twitter, vous avez pu suivre le Prix Bayeux Calvados des Correspondants de Guerre. Retour sur cet événement destiné "à rendre hommage aux journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses pour nous permettre d’accéder à une information libre" rappelle Patrick Gomont, maire de Bayeux.

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Presse et Internet : des stratégies pas toujours payantes

Publié by on 11:29 in C'était hier, Médias, Médias à la loupe, Nouvelles pratiques | 0 comments

Presse et Internet : des stratégies pas toujours payantes

Au milieu des années 90, pour faire face à la révolution que représente Internet, les journaux, un peu à l'aveuglette, imaginent tant bien que mal des formules innovantes pour cesser de perdre de l'argent et survivre. D'abord gratuites, les éditions numériques des titres de presse passent progressivement au payant puis se diversifient, quitte à s'écarter de leur but initial : informer. L'aventure numérique des journaux débute en septembre 1995. Contre toute attente, ce n'est pas un quotidien national mais un régional, les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui se met à la page en premier. Outre l'intégrale de l'édition du jour, son site propose des services comme le cours de la bourse, le calcul des impôts et offre une édition abrégée en allemand. Libération, déjà présent sur le Net au printemps 1995 via la mise en ligne de son Cahier Multimédia, lancera son site internet quelques mois après le quotidien bas-rhinois, devenant ainsi le premier quotidien national en ligne. Deux ans plus tard, le titre s'est considérablement enrichi et propose notamment une sélection quotidienne d'articles et de rubriques culturelles, le tout gratuitement. Présent sur Internet depuis décembre 1995, Le Monde a plus de mal à trouver la formule gagnante. En à peine quatre ans, le quotidien du soir changera trois fois de stratégie : d'abord gratuit à son lancement, le titre deviendra payant deux ans plus tard (5 francs contre 7,50 francs pour l'imprimé), puis à nouveau gratuit en 99. Les articles sont alors disponibles pendant 6 jours, avant d'être archivés et facturés environ 1 euro l'unité. La fin du tout-gratuit Malgré la très nette hausse des investissements publicitaires sur le Web (470 à 844 millions d'euros entre 2003 et 2004) et une croissance à deux chiffres, les recettes engrangées ne permettent pourtant à aucun grand journal de compenser les investissements réalisés. Encore moins de combler les déficits qui s'accumulent. Les ventes en kiosques diminuent sensiblement et une offre financée exclusivement par la publicité ne s'avère pour l'heure pas rentable. La fin du tout-gratuit, pourvoyeur de nouveaux lecteurs, a sonné. Pour s'en sortir, il n'existe pas de formule miracle, même si certaines sont privilégiées pour rentabiliser les milliers, voire millions, de visiteurs uniques sur les sites des éditeurs. Dans l'Hexagone, le freemium, combinant accès libre et payant, a les faveurs de certains. Le Monde est le premier quotidien à proposer une édition spécifique payante en 2002 : pour 5 euros par mois, le lecteur a accès à une offre de services plus étoffée (revue de presse internationale, dossiers d'actualité, contenus multimédias...) et à une sélection d'articles réactualisée toutes les deux heures. Les faits d'actualité majeurs et les articles de l'édition papier restent eux gratuits. D'autres comme Libération, Le Figaro ou Le Parisien privilégient le libre accès à leur édition du jour, tout en facturant les archives. Une stratégie payante pour le premier cité, qui réussit à équilibrer ses comptes. Le quotidien de gauche changera de cap en septembre 2009 en réservant à ses seuls abonnés l'accès en ligne à l'édition imprimée. Cinq mois plus tard, Le Figaro.fr introduit également un système d’abonnement. Quant aux titres de PQR (presse quotidienne régionale), ils adoptent une stratégie propre à leurs contenus, à savoir laisser l'accès libre aux dépêches de dernière minute, aux petites annonces et à certains services (météo, trafic routier,...), tout en faisant payer l'information locale...

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L'influence des guignols : entre mythe et réalité

Publié by on 10:36 in Médias, Politique | 0 comments

L'influence des guignols : entre mythe et réalité

Déformer. Travestir. Grossir la réalité. C’est là toute l’ambiguïté des Guignols De l’Info, émission phare de la chaine Canal Plus. La question de l'influence des médias est au cœur des débats. S'applique t-elle cependant pour les marionnettes de Canal ?   Pour qu’un message médiatique ait une quasi-universalité, et soit compris, il doit être simple. Afin d'atteindre son but, les codes utilisés dans ce message doivent paraître comme ‘naturels’ même s’ils sont propres à une culture. Dès lors, que les Guignols reprennent les codes d’un journal en basant leurs sketchs sur des faits d’actualités permet d’appuyer la thèse de leur influence. Les Guignols livrent une part de vérité sur le fonctionnement du jeu médiatique. Elle réunit les codes d’un vrai journal télévisé, en l’occurrence celui du vingt heures de TF1. Les sketches reposent aussi sur la connaissance de programmes récents, du flux télévisuel. Perceptible notamment dans le détournement de générique d’émission ou de film. Instrument de promotion de la chaine, les Guignols ambitionnent de toucher un large public. Cette dualité entre émission satirique et reprise de codes journalistiques reste ambiguë pour une grande part de la population, n’ayant pas de réflexion plus poussée à propos de l’émission. D’autant plus qu'aujourd’hui, les émissions politiques ont presque déserté les écrans. De manière générale, l’intérêt de la population envers la politique est plus faible qu'au début de l'émission en 1988. Avancer vers une compréhension des possibles effets de l’émission suppose de prêter attention à son public. L’audience des Guignols est avant tout jeune (62 % de 15-34 ans) et révèle donc a priori une catégorie peu concernée par le débat politique, comme l’indiquent les taux d’abstention très élevés dans cette partie de la population. Une porte d’entrée en politique L’hypothèse d’une influence reste plausible. L’émission reste très populaire, regardée et possède un certain pouvoir cognitif sur les téléspectateurs. Diffusée juste avant le vrai journal, elle résume l’actualité de la journée. La manière dont l’émission traite l’information, mais surtout comment sont représentés les acteurs de celle-ci, peuvent alors confirmer voir influencer l’opinion du téléspectateur. Elle peut aussi être une porte d’entrée en politique. Pour de nombreux jeunes aujourd’hui, les seules émissions grand public ou l’on parle de politique se résument à On n’Est Pas Couché, les Guignols de l’Info, Le Petit Journal et de rares débats en période électorale. Il ne reste qu’une poignée d’émissions qui traite exclusivement de politique. Dans une économie de marché où la politique ne fait pas « vendre », l’influence de ces émissions est ainsi plus susceptible d’avoir un impact fort aujourd’hui plutôt qu’il y a 20 ou 30 ans. . . L’émission n’est que le reflet de notre société Les Guignols sont une caricature. À travers le choix d’un faux journal télévisé, ils mettent en scène un évènement déjà mis en scène. En d’autres termes, l’émission n’est que le reflet de notre société. Les thèmes abordés par les Guignols ou la manière dont ils grossissent un trait ne font que refléter une réalité connue de tous. Les émissions dédiées à la politique dans les années 80 et 90 étaient beaucoup plus nombreuses à la télévision qu’aujourd’hui. Les jeunes étaient plus politisés, plus intéressés par les enjeux socio-politiques et a fortiori, moins influençables par telle ou telle émission. Les Guignols, ne faisant qu'une retranscription satirique de la société,  n’auraient pas eu d’impact réel sur les opinions...

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Damien Colombo : "Se rendre indispensable"

Publié by on 11:33 in Médias, Rencontres | 0 comments

Damien Colombo : "Se rendre indispensable"

Damien Colombo, 27 ans, est animateur sur France Bleu Lorraine Nord. Il se confie sur sa fonction au sein de la radio régionale.

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Libération : égérie de la Vox populi

Publié by on 00:07 in C'était hier, CULTURE, Médias, Médias à la loupe | 0 comments

Libération : égérie de la Vox populi

Libération a marqué un tournant dans l'histoire de la presse française. Prolongement de mai 68, il sort des sentiers battus en adoptant une proximité inédite envers le peuple. Son engagement en fait rapidement un quotidien à succès. Ce nouveau mode de fonctionnement est pourtant difficile à mettre en œuvre et à pérenniser. Mai 68. Apogée des révoltes, d'abord étudiantes puis ouvrières, contre le pouvoir gaulliste jugé trop autoritaire. Qu’elles soient politiques, sociales ou encore culturelles, les manifestations constituent l'un des plus grands événements contestataires du vingtième siècle en France. Elles s’étendent aussi en Europe, notamment en Allemagne et en Italie. Pour quelles revendications ? Libéralisation des mœurs, opposition à la société de consommation ou encore remise en cause des institutions et des valeurs traditionnelles. Initié à Paris par des étudiants de La Sorbonne, le mouvement prend une ampleur considérable dans tout le pays en quelques semaines, provoquant de nombreuses grèves. Malgré le contexte, les journalistes continuent tout de même d’exercer leur profession. Mais l'ORTF est rapidement censurée par le gouvernement Pompidou. La presse écrite exprime, elle, son soutien aux manifestations avec des titres comme Action ou La Cause du peuple. Ce dernier est directement issu de la Gauche prolétarienne, organisation née dans le contexte de mai 68 et se définissant comme Mao-spontex. Il s'agit d'une idéologie libertaire et anarchiste, principalement menée par les jeunes ainsi que les ouvriers et parfois gangrenée par la violence. La Cause du peuple est également très proche de l'Agence de presse Libération. Libération : origines et lancement on Dipity. Une perte d’identité progressive Cependant, cette volonté d'égalité n'empêche pas les divergences au sein de la rédaction. Alors que le journal n'est pas encore lancé, Jean Guisnel déclare : « En décembre, l'ambiance est délirante. Les réunions sont surtout des séances d'engueulades. La création se fait à coup d'empoignades et de déchirements. Le journal ne sort pas, mais déjà, tout fait problème. ». L'équipe est divisée entre les mao et la « bande à Gavi » représentée par Philippe Gavi. Celle-ci n'est pas d'inspiration mao mais veut travailler dans une presse de forme nouvelle. Ses membres s'autoproclameront « les désirants ». Les mao, quant à eux, se divisent en deux groupes correspondant à deux visions différentes : ceux qui soutiennent la présence de comités au sein du journal et ceux qui la refusent. La rédaction du manifeste a par ailleurs donné lieu à des confrontations entre toutes les parties. Il est arrivé aussi à Libération de faire preuve de certains écarts. Si lors de la préparation du journal, personne n'était censé toucher de salaire, il a été dévoilé vingt-cinq ans plus tard que Jean Guisnel et Michel Le Bris ont reçu de l'argent, ressemblant à un salaire, versé par Vernier. Ces quelques troubles symbolisent le manque de stabilité du quotidien, dont le premier vrai remaniement aura lieu le 24 mai 1974. Jean-Paul Sartre et Jean-Claude Vernier démissionnent de leur poste de dirigeants suite à leurs désaccords avec Serge July. Celui-ci est, en effet, convaincu que le journal n'est pas voué à rester dans l'extrême gauche toute son existence. July prend donc la direction du journal. Progressivement, Libé se capitalise et conforte ses idées. Les publicités finissent par apparaître, tout comme une hiérarchisation des salaires. Il se différencie de moins en moins des autres journaux et cherche avant tout à se vendre en raison du contexte économique désavantageux pour la presse. Le nouveau manifeste du journal, publié cette année suite au changement d'actionnaires, le relancera-t-il ou au contraire le maintiendra-t-il sur le fil du rasoir ? Le célèbre quotidien va-t-il disparaître ? L'avenir est en tout...

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"Encore un combat à mener"

Publié by on 11:38 in Médias, Rencontres | 0 comments

"Encore un combat à mener"

Lors de la conférence "Quelle place pour les femmes dans les médias ?", Ruth Elkrief était présente aux Assises du Journalisme 2014. La journaliste du 19h sur BFM TV est intervenue sur un sujet qui la touche particulièrement.  Quels sont les avantages et les inconvénients d'être une femme journaliste dans le monde politique ? Ça a un certain avantage : je n'ai jamais ressenti d'inconvénient. Je l'ai plutôt bien vécu depuis que je suis jeune, grâce à Michelle Cotta, à Christine Ockrent, et d'autres. Ces femmes ont conquis leur place, elles sont légitimes depuis longtemps. En revanche, comme dans toute relation humaine, il y a de la séduction. Il faut être très attentive dans les rapports avec les hommes politiques et avec le pouvoir. Il est nécessaire, en tant que journaliste, de garder une distance pour accomplir le meilleur travail possible. Vous est-il arrivé de subir une remarque sexiste lors de votre carrière ? Je peux toujours vous raconter un épisode avec Philippe Séguin, que j'aimais beaucoup. Il était président de l'Assemblée nationale à l'époque. Il m'avait dit : "Moi, je n'écoute pas ce que vous dites, je regarde." Je travaillais à TF1 à ce moment-là. Je ne l'ai pas très bien pris, mais ça restait gentil. Globalement nous avons, tout de même, fait notre trou en tant que journalistes. Quelle est votre plus grande victoire en tant que journaliste ? Les interviews que j'ai réussi à réaliser. Il y a de grands moments qui, à l'instant T, comptent énormément. Même si dans l'histoire, ces interviews ne restent pas aussi importantes. J'ai interrogé François Mitterrand en 1992, je venais de commencer. Depuis ces dernières années, je reçois à peu près tous les ténors de la politique sur mon plateau. Le dernier grand moment, c'était Jérôme Lavrilleux qui s'est effondré en larmes sur mon plateau en pleine affaire Bygmalion. C'est un ensemble de grands souvenirs pour résumer. Justement, comment avez-vous appréhendé l'interview d'Eric Zemmour il y a dix jours, lorsqu'il dénonçait la féminisation de la société ? Je l'ai conduit sur ce terrain, je l'ai fait exprès, bien entendu. Pour moi, sa position est totalement inacceptable. Globalement, je l'ai interrogé sur deux sujets qui m'interpellaient : une forme de réhabilitation de Pétain et la dénonciation de la féminisation de la société, qui serait synonyme, pour lui, de décadence. De mon point de vue, ces propos ne sont même pas discutables. Ce n'était pas la première fois que je recevais Zemmour et que l'on débattait à ce sujet. Une fois, sur mon plateau, il a soutenu que les femmes faisaient semblant d'aimer le football alors qu'elles n'y connaissaient rien. Cette controverse est une histoire de longue date. Pensez-vous qu'il y a encore des progrès à faire sur la féminisation du métier de journaliste ? Certainement. Je pense qu'elles sont majoritaires aujourd'hui dans les médias. Il y a de plus en plus de femmes journalistes excellentes, motivées et engagées. C'est formidable. Cependant, il y a trop peu de femmes patronnes de presse ou à la tête des organes médiatiques. C'est un manque considérable : il y en a, certes, mais pas assez. Il y a encore un combat à mener. Selon vous, est-ce correct  d'exprimer ses opinions politiques alors que vous êtes journaliste ? Non, une journaliste politique ne soutient aucune campagne électorale ou autre. J'évoquais la distance un peu plus tôt, elle s'applique évidemment à...

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