Le basket au féminin

Après le titre de champion d’Europe de l’équipe de  France masculine et le joli parcours de leurs homologues féminins, « Les Braqueuses », le basket a occupé l’espace médiatique sans que le nombre de licenciées progresse. Rencontre avec l’équipe de basket amateur du Sluc Nancy et son entraîneur.
La région Lorraine ne bénéficie pas d’engouement particulier pour le basket féminin. « C’est une région pauvre en basket mais riche en diversité dans les autres sports », explique Maxime Laporte, l’entraineur de l’équipe fille de prénationale du Sluc Nancy.  En Lorraine, en tout cas, la multitude du choix permet de pratiquer le sport souhaité. A l’inverse, dans les campagnes, le sport pratiqué dépend de la proximité du lieu, des infrastructures et  surtout…  de la présence d’un club.
Moins spectaculaire que les garçons, le basket féminin-et le sport féminin en général-  nécessite plusieurs adaptations. « L’application est différente, il faut réaliser un effort technique et tactique qui ne se base pas uniquement sur les qualités physiques », selon le coach, qui entraîne aussi une équipe de garçons à Ludres. Cette année, il doit faire face à une difficulté supplémentaire. L’équipe a été complétement modifié et ce n'est pas évident de trouver une cohésion nécessaire pour un sport collectif.

Tout n’est pas rose chez les filles

En début d’année, Maxime Laporte prend l’initiative d’organiser une sortie afin que le groupe de filles fassent connaissance : « Il y a un côté plus psychologique avec les filles ». Tout serait rose chez les filles ? Pas complétement d’après Leila, meneuse et ailière de l’équipe. « Il y a aussi des crêpages de chignon dans le basket féminin », rigole la joueuse de 24 ans. « Quand je joue au basket avec des garçons, ils jouent comme si j’étais un gars ». Pas de traitement de faveur pour celle qui regarde le sport, mais pas particulièrement féminin. Un peu de WNBA (la NBA au féminin) même si la diffusion des matchs à la télévision reste marginale pour le basket féminin…comme masculin.
La différence entre les filles et les garçons est de taille. Avec un panier à 3m05 de hauteur, les filles pouvant dunker (marquer en projetant le ballon dans l'arceau, NDLR) sont rarissimes. La benjamine du groupe, Leila, 15 ans, confesse suivre la NBA pour… les dunks. Comment attirer de nouvelles basketteuses ? Quel est l’avenir du basket féminin ? Réponses le 18 janvier de 14 à 18h à la Maison des Sports, où aura lieu les assises du basket féminin.

Yves Florent Weiss et Joffrey Mansuy

Author: Yves-Florent Weiss

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