L'Amérique, l'Amérique...

«  L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai… » A une époque où Ben Laden, Daech et les forçats de la terreur n’avaient pas droit de cité, Joe Dassin chantait le continent des rêves comme on dessine la terre promise : de craintes en espoirs, d’espoirs en promesses. Cinquante ans plus tard, on sait. A l’ombre du « cache-misère » Barack Obama, le terroir politique made in USA laboure les terres rétrogrades de l’excès jusqu’à n’en plus pouvoir. Personnage principal : Donald Trump, milliardaire à la faconde inversement proportionnelle à sa maturité intellectuelle. Les gus de ce genre, ça ose tout, et c’est à ça qu’on les reconnaît. Les musulmans ? Dehors ! Les Noirs ? Dehors ! Les homosexuels ? Dehors ! Dehors la tolérance, dehors le progrès, dehors l’Histoire ! Orelsan, rappeur bas-normand de son état, cisaillait à tout-va dans une saillie verbale dont il a le secret : « Plus la carotte est grosse, plus l’auditeur écarte les cuisses. » Le public états-unien de ce drôle d’oiseau avance vers le mur du « çon » d’une démarche titubante, façon ivrogne de bas-étage. Et pour les autres, grosse gueule de bois en perspective...

Thomas BROGGINI

Author: THOMAS.B

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