Politique

Vélo : A Nancy, tout ne tourne pas rond

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Vélo : A Nancy, tout ne tourne pas rond

A seulement une centaine de kilomètres de Strasbourg, Nancy semble à des années-lumière de la capitale européenne en matière de politique cycliste. Pourtant, grâce à l'impulsion des rares associations de deux-roues, mais aussi des politiques, les lignes commencent tout doucement à bouger.
(suite…)

L'influence des guignols : entre mythe et réalité

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L'influence des guignols : entre mythe et réalité

Déformer. Travestir. Grossir la réalité. C’est là toute l’ambiguïté des Guignols De l’Info, émission phare de la chaine Canal Plus. La question de l'influence des médias est au cœur des débats. S'applique t-elle cependant pour les marionnettes de Canal ? (suite…)

Réforme territoriale : la future dévitalisation des départements

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Réforme territoriale : la future dévitalisation des départements

Quel avenir pour les départements ?  L'adoption, par l'Assemblée nationale, en deuxième lecture le 25 novembre, du projet de loi de réforme territoriale, redécoupe la France en 13 régions, au lieu de 22 actuellement. Au delà des changements apportés par cette loi, ce sont les départements qui sont les premiers touchés par cette nouvelle répartition des compétences.

http://www.gouvernement.fr/de-22-a-13-regions?55pushSuggestion=Search

Crédit Photo : gouvernement.fr

Une chose est sûre : ils auront moins de responsabilités. Le projet de loi vise à renforcer le pouvoir des conseils régionaux, pour mieux harmoniser les démarches administratives et ainsi faire des économies de temps, mais aussi d'argent, en diminuant le nombre de fonctionnaires territoriaux. Beaucoup de compétences des conseils généraux (collèges, aéroports, routes départementales, développement économique via des aides aux entreprises, transports, aménagement et environnement, ports) doivent être transférées vers les nouveaux conseils régionaux. En revanche, les aides aux populations démunies et aux communes les plus pauvres restent dans les compétences départementales ainsi que l'accès aux différents services publics.

Infographie départements

Crédit Infographie : Matthias Manceaux

Le rôle intercommunal se retrouve, lui aussi, renforcé. Au lieu de 5 000 habitants minimum actuellement pour obtenir un statut d'intercommunalité, la population devra être d'au moins 20 000 habitants. Une décision qui sera lourde en conséquences pour les groupements communaux actuels de moins de 20 000 habitants : ils vont devoir chercher d'autres communes potentielles pouvant rentrer dans ce dispositif. Si cet objectif ne peut être atteint d'ici 2016, alors le texte de loi prévoit un maintien du conseil départemental avec des compétences "clarifiées". Étant donné que la suppression pure et simple des départements peut être déclarée comme étant anticonstitutionnelle par le Conseil constitutionnel, le Premier ministre, Manuel Valls, cherche maintenant à créer un "réseau d'intercommunalité" qui deviendra le nouveau tissu administratif au niveau local. Certaines grandes métropoles, comme celle de Lyon par exemple, sont amenées à devenir des collectivités territoriales et à ne plus avoir le statut d'intercommunalité.

La nouvelle carte territoriale devrait normalement, à long terme, voir le jour d'ici le mois de janvier 2016. Le gouvernement actuel espère ainsi voir, d'ici l'horizon 2020, une disparition totale des départements et des futurs conseils départementaux.

« La politique j'adore ça »

Publié by on 09:38 in MUNICIPALES 2014 | 0 comments

« La politique j'adore ça »

Passionnée par la politique, Anne-Marie Adam, conseillère nationale UMP (Union pour un Mouvement Populaire), s'investit à 100 % pour son parti. A l'approche des municipales la militante y va de bon train.

Autant dire que pour elle la politique, c'est une histoire de famille. Cette ancienne aide-soignante, de 66 ans a toujours baigné dans ce monde. Son grand-père puis son père ont été maire de la commune où elle vit actuellement, Belmont-les-Darney. Elle voyait alors défiler chez elle les autorités politiques de l'époque et écoutait tout ce qui se disait. Rêvant, elle aussi alors dans sa jeunesse de rentrer dans ce milieu qu'elle connaissait si bien, « il n'y a que ça qui m'intéresse  ».

Mais pour diverses raisons comme la rencontre avec son mari Christian, puis la venue de ses trois enfants, son destin fût tout autre. Comble du sort lors des municipales de 1989 son mari se présente, et depuis cette année-là n'a jamais quitté le poste de maire. Son époux contrairement à elle, n'est pas du genre à assister à toutes les réunions, ni d'accorder à la politique une place prépondérante dans sa vie privée. A y voir de plus près, c'est assez contradictoire. Depuis six ans l'activiste peut se laisser aller sans contraintes à sa passion dévorante. Anne-Marie Adam est maintenant conseillère nationale de l'UMP, son rôle étant de participer activement aux choix des orientations politiques de l’UMP comme par exemple de décider avec ses collègues de l'investiture des élus au sein du parti ou non.


Retraitée d'un emploi d'aide-soignante à l'hôpital de Darney [à une trentaine de kilomètres d'Épinal, ndlr]. Ce qu'elle apprécie par-dessus tout c'est le contact humain. Élément qu'elle retrouve dans son quotidien de femme engagée en politique. Passionnée, elle assiste à tous les meetings et réunions nationales et locales pour son plus grand bonheur. « Pour moi, ne rien faire c'est juste impossible » admet-elle, c'est pour cela qu'elle prête main-forte à Jean-Jacques Gaultier dans sa campagne à la commune de Vittel. Elle tracte et noue des liens avec les citoyens pour mettre toutes les chances du côté de ce candidat nait à Vittel « je vis à 100 à l'heure c'est indispensable » déclare-t-elle. En ce début 2014, les municipales approchent à grands pas, que pense-t-elle des chances de son parti ? Il est vrai que depuis quelque temps les cotes du FN (Front National) montent en flèche. Pour Anne-Marie, le FN aux Municipales, risque de faire un score plutôt élevé mais c’est surtout aux européeennes qu’il risque de faire « un tabac ». « Je pensais que ça allait être un carton pour la droite [traditionnelle, ndlr], mais il faudra se méfier du vote contestataire du FN  La faute reviendrait « à ceux d'en haut qui donnent une mauvaise image du parti et il y a un manque de solidarité entre nous.  » s'indigne-t-elle. Elle verrait plutôt un jeune à la tête de l'UMP, comme Geoffroy Didier qui s’est rendu dans les Vosges en novembre 2013 à l’invitation de Dimitri RONSTALDER, Responsable des Jeunes Actifs des Vosges. Qui dit nouvelle année, dit nouveaux adhérents pour les partis.

Une femme parmi les hommes

De porte en porte Anne-Marie contribue à l'agrandissement de sa famille politique. Une forte tête dans un monde d'hommes, en effet l'UMP déplore de plus en plus chaque année le manque de femme en son sein. Parmi les jeunes recrues, il n'y a que des hommes. Même chose au niveau des cadres, Anne-Marie est la seule femme sur un total d'environ quinze personnes.

 

 

Au milieu de la politique et de sa famille, cette sexagénaire fait partie d'un club de marche. Elle a tout de même parfois l'impression de perdre son temps, avoue-t-elle d'un ton amusé. Quand elle est à la maison, elle aime regarder BFM TV ou des documentaires, sur ARTE par exemple, ou alors se tenir au courant de ce qui se dit de la politique sur Internet. C'est une femme ouverte d'esprit mais qui défend ses idées. Un poil révoltée quand on aborde certains sujets, notamment sur les choix du gouvernement actuel, en matière de politique intérieure, sur les questions budgétaires, en tapant parfois des mains sur la table.


UMP : tractage dans les rues de Toulouse par teletoulouse-wizdeo

 

 

Elodie ANTOINE et Marion MELLINGER

Militants, les jeunes en première ligne

Publié by on 10:18 in MUNICIPALES 2014 | 0 comments

Militants, les jeunes en première ligne

Jeremy Brzenczek, 23 ans, étudiant en Master de droit  à Nancy, milite depuis quatre ans pour le parti socialiste. A l'approche des élections municipales, le futur ex coordinateur régional des jeunes socialistes de Lorraine, livre sa vision du militantisme.

Militer, c'est quoi ?
Dans une république, l'acte politique ne se résume pas à mettre un bulletin dans l'urne. L'engagement est nécessaire. Si on ne défend pas les idées auxquelles on croit, ce n'est pas les autres qui le feront. Entre deux élections des tensions se créent et le politique retranscrit ce rapport de force. Mouvement social et parti politique sont complètement imbriqués. Un parti sans soutien ne peut rien faire. Les congés payés par exemple, ce n'est pas Léon Bloom qui les a décidé. Les syndicats ont su s'imposer.

Comment prépare t-on, chez les jeunes socialistes, une campagne pour les élections municipales ?
Dans un premier temps, l'important est d'inciter les gens à s'inscrire sur les listes électorales. Nous organisons des débats en interne avec le parti. Des commissions sur les différentes thématiques (santé, éducation, culture etc) sont mises en place au sein du groupe. Nous faisons aussi du tractage, du porte à porte. Le candidat Mathieu Klein et le parti invitent associations et citoyens à diverses réunions publiques. En décembre, notre candidat a fait une nuit blanche dans les rues de Nancy. Il est allé à la rencontre des gens qui travaillent la nuit, des pompiers, des chauffeurs de taxi...

Répartition des militants dans les principaux partis politiques français

Répartition des militants dans les principaux partis politiques français


Quels liens les jeunes socialistes entretiennent avec leur parti ?
Le mouvement des jeunes militants socialistes est un organisme autonome. Le parti peut financer certains de nos événements. En interne, nous sommes libre de nos actions. Nous définissons notre calendrier, notre programme. Le parti ne nous donne aucune consignes, ce qui n'est pas le cas par exemple chez les jeunes populaires.
Chaque fédération élit en son sein un conseil fédéral qui lui même élit un animateur fédéral. Ce dernier rencontre régulièrement les cadres du parti. De nombreux chefs du parti, ont d'ailleurs commencé leur carrière politique comme militant, Mathieu Klein, notamment.

"Les nancéiens ont envie de renouveau"

Faites vous une relation entre l'impopularité de François Hollande et l'engagement des militants ?
Lors du congrès national des jeunes socialistes à Saint-Étienne en novembre, nous avons remarqué que le nombre de militants a progressé de 6 000 à 7 000 au niveau national. En Meurthe-et-Moselle également, le nombre de militants a augmenté. Je pense que les présidentielles ont favorisé l'engagement.
Notre position est claire. Lorsqu'un projet nous paraît mauvais, nous exprimons notre mécontentement. Mais quand une proposition avance dans le bon sens, nous suggérons au parti d'aller plus loin. Par exemple, François Hollande souhaite créer 150 000 emplois jeunes, de notre côté nous militons pour en développer 300 000. De façon générale, le mouvement des jeunes socialistes est plus à gauche que le parti.

L'image de François Hollande va t-elle nuire aux prochaines élections municipales ?
Les électeurs savent faire la différence entre élections nationales et locales. Selon plusieurs observateurs Nancy devrait basculer. D'une part parce que Mathieu Klein est un candidat sérieux face au candidat de droite, d'autre part parce que nous avons de bonnes propositions. Les nancéiens ont envie de renouveau.
Il ne faut pas oublier qu'un mois plus tard, il y a les élections européennes. C'est aussi important, 60 % de nos lois proviennent de directives européennes.

Jennifer Montigny et Olivier Schneider