Damien Colombo, animateur polyvalent

À 27 ans, Damien Colombo a déjà 11 ans de radio à son actif, dans le milieu associatif et professionnel. Animateur football et remplaçant sur France Bleu, à Metz, il apprécie la polyvalence de sa fonction.

Comment êtes-vous arrivé à l’antenne de France Bleu ?

Un peu par hasard. Quand j’ai quitté radio Fajet, où j’encadrais une équipe de bénévoles, j’ai envoyé deux mails avec des maquettes à Nancy et Metz. Dix minutes plus tard j’ai eu une réponse et un rendez-vous à Metz. La locale cherchait quelqu’un pour le football et pour les remplacements.

Pourquoi vous êtes vous tourné vers France Bleu à ce moment-là, et pas une autre radio ?

J’ai écouté beaucoup de radios différentes. Et ce que j’aime chez France Bleu, en tant qu’animateur, c’est que c’est une radio généraliste qui donne de la place à l’animateur. On n’est pas là juste pour présenter, on anime vraiment. Quand je suis à l’antenne pendant trois heures, il y a un vrai contenu.

Damien Colombo

L'animateur messin est arrivé au micro de France Bleu, "un peu par hasard". Anaïs LECOQ

En quoi consiste votre travail de remplaçant ?

Je suis le "joker", je peux vraiment tout faire. La matinale de 6 à 9 heures, le 9h-midi où on reçoit généralement un expert, la cuisine, le 16-19 heures... C’est très polyvalent et c’est ce qui me plait, j’aime toucher à tout.

Comment se déroule la préparation d’une émission ?

Ça dépend de la tranche horaire. Si c’est une matinale, je prépare l’émission la veille et le jour même, je suis là à 4 heures du matin. Avec l’équipe on fait une revue de presse, on sélectionne les informations qui viennent de tomber. Quand c’est pour un 16-19 heures, j’arrive vers 9 heures du matin et je prépare l’émission durant la journée.

"Aujourd’hui, les jeunes journalistes ont plus la fibre de l’animation."

Est-ce que vous considérez que votre travail comme du journalisme ?

Pas du tout ! Moi j’anime, alors que le journaliste donne de l’information. J’en donne aussi, mais de l’information légère... Je ne vais pas parler de la venue de François Hollande par exemple. Dans certaines parties du métier on s’en rapproche quand même, comme pour l’interview d’un artiste. Mais sinon, je ne suis pas journaliste. Et je n’ai pas de carte de presse.

Comment décririez-vous les relations entre journalistes et animateurs ?

À Metz, ça se passe très bien, sûrement grâce à la proximité de nos espaces de travail. J’ai travaillé à Bayonne où c’était complètement fermé et où journalistes et animateurs ne se parlaient jamais. C’est complètement idiot ! Pendant une émission, il y a une co-animation entre les deux fonctions, c’est un partage. Et puis, on est à la même antenne, on a le même public... Mais c’est aussi une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes journalistes ont plus la fibre de l’animation.

Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?

Aucun ! Je fonctionne à l’opportunité. Si on me propose demain une émission sur Europe 1, est- ce que je ne risque pas de me planter et de foutre en l’air ma carrière ? Alors que si on me propose une tranche horaire fixe sur France Bleu, j’ai déjà mes marques. Je veux aller le plus loin possible mais il ne faut pas griller les étapes... Donc je n’ai pas d’étapes !

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se lancer dans la radio ?

De passer par l’associatif ! Il n’y a pas forcément besoin de sortir d’une école privée à 7 000 € l’année, où au final on n’apprend pas toujours grand chose. Beaucoup en sortent sans forcément trouver du travail derrière où ne restent pas longtemps dans le métier. Il faut vraiment avoir envie, être passionné... C’est l’essentiel !

Anaïs LECOQ

Author: Anaïs Lecoq

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