COP 21 : C comme catastrophe

Oui, la Conférence sur le Climat : c’est bien !  Une réunion au sommet, pleine de bons sentiments. Les objectifs sont ambitieux : réduire la pollution, lutter contre le réchauffement climatique, innover dans les énergies renouvelables. Sauver la planète en somme.

Sur le papier, comment critiquer ? Rassurez-vous, dans les faits, c’est nettement plus simple. Félicitons les puissances mondiales de prendre (enfin) conscience que l’état d’urgence, ce n’est pas le terrorisme. C’est des banquises qui fondent, c’est des territoires et des modes de vie qui disparaissent, c’est des êtres vivants qui meurent. Dans COP 21, il y a vingt-et-un. Vingt-et-une tentatives. Tentatives. Pas réussites. La nuance est importante. Et alors qu’à Paris, les grands de ce monde se félicitent de discussions « Ô combien prometteuses », la terre ne s’arrête pas de tourner. Pékin enregistre son plus haut niveau de pollution. Le Brésil connaît sa plus grave catastrophe écologique, après l’effondrement de deux barrages. Il n’est plus question de géopolitique bien au chaud au Bourget. Il est question de survie à l’autre bout du monde. Tout le paradoxe est là : les pays développés sont ceux qui polluent le plus, et en pâtissent le moins. Mais n’ayez crainte, nos présidents sont là, et optimistes en plus. Dormez tranquille, le monde est sauvé.

Alice Berthias.

Author: ALICE.B

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