Vous avez dit régionales ?

De scrutin en scrutin, la tendance se confirme. Les élections dites « intermédiaires » ressemblent à un tour de chauffe avant les seules élections (avec les municipales) qui semblent compter pour le peuple de France : les présidentielles.

Ces derniers jours, on entend ainsi dans les médias de plus en plus de personnes affirmées que les élections régionales ne servent à rien. La faute à qui ? A ces médias qui spéculent sur le nombre de régions que remporteront les gars de la Marine, ce au détriment de l’information qui compte ? Aux politiques, qui ne parlent pas des vrais enjeux (à savoir comment sera menée la politique économique de nos territoires pendant 6 ans) ? Ou alors les deux ?

La présence d’élus habitués des plus hautes sphères de L’État (dont une flopée d’anciens ministres) est également là pour nous rappeler que plus qu’une élection locale, le scrutin de dimanche peut être assimilé à une pré-présidentielles. Voyez plutôt : Xavier Bertrand (Travail), Hervé Morin (Défense), Laurent Wauquiez (Travail), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), ou encore Jean-Yves Le Drian (futur ex-ministre de la Défense ?) étaient candidats.

Et puis il y a ceux dont le patronyme résonne à nos oreilles depuis maintenant (trop ?) longtemps, faisant plus parler pour leurs bons mots et les querelles intestines qui les animent que pour leurs actes. J’ai nommé la famille Le Pen, grande tête d’affiche de ces élections aux allures de spectacle médiatico-politique. On connaissait Marine, la tante, voilà désormais Marion, la nièce. Toutes les deux arrivées en tête de leurs régions respectives, à savoir Nord-Pas-de-Calais – Picardie et Provence-Alpes-Côte-D’azur. Qui connait Pierre de Saintignon ou Christophe Castaner, candidats PS obligés de se retirer sur ordre express de la rue de Solférino ? A part ceux qui ont voté pour eux, pas grand monde sans doute.

Et que dire des enjeux qui auraient dû animer cette campagne (bouleversée par les événements certes), littéralement balayés sur l'autel de la démagogie au profit d'un seul et unique combat : la lutte contre le Front National. Avec la nouvelle carte de France qui se dessine, nous n'avons jamais été aussi proche de Paris. Il faudrait désormais que Paris se rapproche un peu plus des petites gens.

Pierre Estadieu

Author: PIERRE.E

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